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BROGGI Christophe
Lecture d'une œuvre littéraire
"Yanomami, l'esprit de la fôret"
Par Bruce Albert et Davi Kopenawa

Pour ce projet, nous avions pour missions de lire une œuvre littéraire chacun, au sein du groupe. Nous nous sommes répartis cette tâche de manière à ce que les livres lus ne se fassent pas échos dans une répétition, mais écho dans une continuité, ici, dans des domaines bien différents mais qui ont pour centre, le terme “écologie”.

Je me suis intéressé et penché sur l’aspect spirituel de l’écologie, ou comment l’humain, imagine l’interaction entre les animaux, les arbres, entre autre un écosystème ou la sacralisation de la nature, une interprétation divine de ses changements, par des peuples ignorés, des minorités, qui entretiennent une pratique chamanique, rituels, pour établir ce lien entre la nature et eux, faire partie de son écologie.
Ce livre, c’est “Yanomami, l'esprit de la forêt” par Bruce Albert et Davi Kopenawa, édition Actes Sud et Fondation Cartier, 2022.


Tout d'abord, les Yanomami sont un des peuples amérindiens les plus “connus” de la région amazonienne et compte à peu près 39 500 personnes. Ce livre se penche en grande partie sur les gens qui vivent au sein de cette communauté, leurs pratiques, artistiques, chamaniques, mystiques…
Je me suis concentré sur la première partie de ce livre, avant qu’ils parlent de l’immersion chez cette communauté, car je n’ai pas fini cette partie, j’ai dû relire beaucoup de passages pour mieux les comprendre, alors je ne voudrais pas m’exprimer en disant n’importe quoi.
Revenons à mon propos, les Yanonmami nomment “les Blancs”, l’archétype de l’Européen, ou du moin l’homme Capitaliste, et mettent en avant le regard que porte “le Blanc” sur la fôret, un lieu mort, ou la vie est sans importance car rien ne vit, alors il n’existe aucun scrupule quand à la détruire. C’est l’exacte opposé de ce que défendent ces populations, qui préservent l’écologie de la fôret, en essayant de la comprendre, ou les “Xapiri pë" retiennet les êtres maléfiques.
Une forêt meure, et soufre, comme un humain, lorsque l’on abat un arbre, il ressent la douleur tel que nous. Pour eux, quand la fôret meure, un être maléfique vient s’y installer et souffler sa poudre au nez des humains, afin de les faire faiblir. Une sorte de karma, déstiné aux exploitants, ou aux profanateurs de ces arbres.


Je trouve vraiment interessant à explorer cette voie, ou l’arbre occupe une place centrale dans notre manière de vivre, l’arbre de vie, ses raccines ancrés, le cycle de vie et mort perpétuel de cette formed de vie, qui nous voît naître et mourir, sans agir, en subissant les conséquences de ce que l’homme iflige à la son écologie. Je continuerai mon exploration dans ce domaine, en finissant de comprendre cet ouvrage, très prochainement je l’éspère.

MACQUART Thibault
Lecture d'une œuvre littéraire
"Comment s'orienter ? permaculture et descente énergétique"
(collection le monde qui vient)
Textes de David Holmgren traduits et présentées par Sébastien Marot

La sonnette d’alarme sur l’urgence écologique fut tirée déjà depuis les années 70 par certains, qui commencèrent à se questionner sur nos modes de vie. Parmi se trouvait David Holmgrem, qui avec l’aide de Bill Mollison, s’attaqueras à mettre en place un nouveau système, plus résilient et adapté aux nouvelles problématiques écologiques : la permaculture. Depuis son premier livre sur le sujet (“permaculture One, a perenial agriculture for human settlement"), Holmgrem n’a cessé d’approfondir le sujet, jusqu’à prendre un tour “calmement radical” dans ces textes récents.



Parmi ces nouveaux textes, très discutés dans les cercles de la permaculture et mouvements associés, 5 attirèrent l’attention de Sébastien Marot, qui choisit de les traduire depuis l’anglais et de les présenter ici pour les introduire à la communauté française.





Le premier est le chapitre central de “Futur Scenario”, qui bien qu’ancien (2008), est un texte très important dans la vision du futur qu’a Holmgrem. Il expose la théorie d’une descente énergétique assurée, croisant changement climatique et déclin de la production pétrolière, qui selon la vitesse comparée des deux facteurs, produit 4 scénarios possibles : Brown Tech, Green Tech, Intendance de la terre, et canot de sauvetage. Soit, en extrapolant, le pourquoi de l’utilité de la permaculture, qui se pose comme moyen d’éviter les pires de ces scénarios.
Je passerais rapidement sur la “Lettre d’excuse des baby-boomers aux générations qu’ils ont privés de leurs moyens”(mars 2019), qui est une reconnaissance des echec de cette (sa) génération, et sert à galvaniser un sentiment d’urgence.



”Clivage des classes sociales par temps de pandémie : une perspective permaculturelle” (mai 2020) est quant à lui une observation de la réaction du système face à la pandémie. Pour Holmgrem, cette expérience est un argument défendant majeur de l’efficacité et de l’utilité de la mise en place de la permaculture et d’une autonomie relative, mais aussi un aveu de faiblesse de nos systèmes actuels.

Dans un même temps, cette position de l’utilité de la permaculture est nuancée par “Le problème est la solution, mais les solutions peuvent aussi générer en (bon vieux) problèmes”(janvier 2021). La permaculture, oui, mais appliquée de manière intelligente, soit spécifique au contexte et de manière locale, sans devenir un nouveau problème en étant notamment l'aveuglement appliqué massivement et à grande échelle. Complété par “rumination pandémique, les nouveaux habits du brown tech” (septembre-octobre 2021), Holmgrem insiste sur cette idée de diversité des pratiques, et incite sur le besoin d’avoir au sein de la permaculture des visions différentes cohabitant entres elles, sans polarisation, et ainsi éviter des conflits inutiles.

Ce livre est globalement une entrée au monde de la permaculture, et se présente comme une défense de la solidité et pertinence de celui-ci, dans un système pensé et réfléchit de manière rigoureuse et lucide, et qui pourrait être un outil essentiel dans notre transition au monde de demain.